Valérie Simard

 

Valérie Simard est enseignante à Montréal. Elle fait partie du groupe des travailleuses et travailleurs progressistes en éducation (TTPE/PEW) et a récemment participé à l’organisation de la campagne pour la rémunération des stages, en particulier au sein du CUTE UQAM. Elle fait partie du comité de rédaction de la revue Ouvrage.

La traduction à l’ère du digital labor

Par Valérie Simard —

Même si les technologies, contrairement à ce qu’on annonçait au moment de leur émergence dans le domaine, n’ont pas encore causé la disparition de la dimension humaine du processus de traduction, leur généralisation n’en a pas moins transformé les conditions de travail. Les innovations technologiques ont représenté pour la main-d’œuvre tantôt une menace, tantôt la promesse d’une plus grande liberté. Dans les faits, les avancées technologiques ont rarement conduit à moins de travail, mais ont plutôt contribué à sa reconfiguration et, parfois, à son invisibilisation.

Contre les crimes d’État: Penser l’abolitionnisme pénal avec Gwenola Ricordeau

Valérie Simard de la revue Ouvrage et Nesrine Tedjini-Baïliche du collectif Pour une dignité politique s’entretiennent avec Gwenola Ricordeau, autrice de « Pour elles toutes: Femmes contre la prison ». Car il nous apparaît urgent d’user de tous les outils à notre disposition afin d’abattre les pouvoirs les plus criminels de l’État colonial, il nous semble indispensable de penser l’abolitionnisme pénal et non seulement carcéral, ensemble.

Lancement du CATS

Le CATS – Comité autonome du travail du sexe – à Montréal faisait son lancement le 3 mars 2021. Le groupe revendique la décriminalisation du travail du sexe et de meilleures conditions de travail dans l’industrie du sexe. Valérie Simard, membre du comité de rédaction, s’est entretenue avec quelques membres pour en savoir plus sur leur mode d’organisation, les revendications portées et les difficultés vécues par les travailleuses et travailleurs dans l’industrie.

La reproduction ne sera pas télédiffusée

Par Valérie SIMARD —

La crise de la COVID-19 met en évidence qu’il n’est pas possible de technologiser entièrement le travail de reproduction. Elle démontre aussi que lorsqu’on renvoie entièrement le travail reproductif dans la sphère privée en réduisant la part de ce travail socialisée par l’intermédiaire de l’État ou sous-traitée à des aides-domestiques et des nounous dans certains foyers, les femmes ne peuvent plus participer aussi activement à la production capitaliste. Pourtant, l’isolement physique par les mesures de confinement s’est rapidement imposé comme la mesure la plus efficace, voire la seule solution mise de l’avant pour contenir la propagation du virus. Si le travail de reproduction sociale est négligé, si on ne le prend plus en charge, on fait face à une crise de la reproduction.

«Je n’ai jamais vu la ville ainsi. Elle est comme endormie.» Témoignages des travailleuses et travailleurs essentiel·le·s

Des entrevues audio de Stefan CHRISTOFF, Colligées par Valérie SIMARD — Free City Radio a documenté la parole des travailleuses et des travailleurs qui se trouvent aux premières lignes afin de faire connaître leurs perspectives. Bien que faisant rarement l’objet des discours des politicien⋅ne⋅s et des médias de masse, les petit⋅e⋅s salarié⋅e⋅s, le plus souvent des personnes immigrantes, se retrouvent aussi au front dans le contexte de la pandémie actuelle. Ce sont les personnes qui travaillent dans les entrepôts, qui se trouvent derrière le comptoir à la boulangerie, qui livrent la pizza, qui tiennent les caisses dans les pharmacies; ces emplois, qui offrent rarement plus que le salaire minimum, sont ceux qui ne s’interrompent jamais, malgré les risques pour la santé que présente le travail avec le public pendant une crise sanitaire. Ce sont ces réalités que Free City Radio a voulu partager dans cette série d’entrevues.

Discussion avec Silvia Federici

Lorsque les États ont imposé le confinement et la distanciation, fermé les écoles et refusé aux proche-aidant·e·s l’accès aux centres de soins pour personnes âgées, on a secoué l’équilibre précaire de la répartition du travail de reproduction sociale. Ces mesures, si elles se sont avérées efficaces pour limiter la propagation du virus et éviter l’engorgement du réseau de santé, sont pourtant insuffisantes et parfois dangereuses pour les populations les plus vulnérables. Dans le contexte, on peut difficilement se surprendre de la difficulté d’assurer la continuité pédagogique dans les foyers et de la catastrophe humanitaire dans les centres de soins pour…