Camille Marcoux

 

Camille Marcoux est avocate.  Elle a participé à l’organisation de la campagne pour la rémunération des stages. Elle fait partie du comité de rédaction de la revue Ouvrage.

Éducation, reproduction, exploitation

Par Camille MARCOUX – Le printemps dernier, on commémorait la grève étudiante de 2012, notamment par l’adoption de mandats de grève par plusieurs associations étudiantes et la tenue de différentes actions à travers la province. À cette occasion, un copié-collé des revendications de l’époque était mis de l’avant. Conséquemment, les erreurs du passé étaient répétées : les étudiant·e·s de l’international étaient mis·e·s à l’écart, les profs n’ont pas eu à répondre de leur rôle dans l’école et celle-ci était présentée comme un lieu d’émancipation intellectuelle ou qui pouvait se distancer du marché du travail. Toutes les autres luttes étudiantes et ouvrières qui se sont déroulées durant les dix dernières années étaient carrément ignorées. Les leçons tirées du printemps 2015, de la campagne pour la rémunération des études et des stages de 2016 à 2019, ou même de la crise sanitaire n’étaient malheureusement pas considérées.

« Les luttes pour un salaire doivent continuer d’exister » : Discussion avec Silvia Federici et George Caffentzis

Par Camille MARCOUX et Etienne SIMARD —

Or, à partir des années 1960, les universités deviennent des usines. Elles représentent un passage obligé, concrétisé par l’obtention d’un diplôme qui n’est plus dorénavant une marque de privilège. La démocratisation de la fréquentation universitaire faisait d’ailleurs partie d’un plan explicite et élaboré du capital: la classe ouvrière recevra une éducation supérieure.