Par Valérie Simard — Même si les technologies, contrairement à ce qu’on annonçait au moment de leur émergence dans le domaine, n’ont pas encore causé la disparition de la dimension humaine du processus de traduction, leur généralisation n’en a pas moins transformé les conditions de travail. Les innovations technologiques ont représenté pour la main-d'œuvre tantôt une menace, tantôt la promesse d’une plus grande liberté. Dans les faits, les avancées technologiques ont rarement conduit à moins de travail, mais ont plutôt contribué à sa reconfiguration et, parfois, à son invisibilisation....

Par Etienne SIMARD — La crise sanitaire a précipité la généralisation du télétravail à domicile dans bon nombre de secteurs. S'il présente une situation privilégiée face aux risques de contagion et des avantages non négligeables en termes de flexibilité, il attaque aussi nos capacités d’auto-organisation en milieux de travail et contribue à moyens termes à la détérioration de nos conditions de vie. D’abord en faisant éclater les collectifs de travail déjà mal en point, ensuite en nous dépossédant d’espaces de réflexion théorique et pratique nécessaire à la prise de contrôle sur toutes les dimensions des luttes pour l'amélioration et la transformation...

Par George CAFFENTZIS — Le travail immatériel, tel que défini par ses partisans comme Hardt et Negri, n'existe pas. Afin de défendre cette affirmation, j'examine comment le travail a été compris dans l'histoire du capitalisme à travers l'étude des machines, et je soutiens que la théorie la plus réussie des machines dans la société capitaliste est celle de Marx. Je m'appuie sur cette théorie pour défendre mon scepticisme concernant le travail immatériel. Cependant, la théorie de Marx, elle-même, doit être défendue....